De 794-1192 ; L’ERE HEIAN

L’empereur Kammu (桓武天皇, Kammu Tennō, aussi écrit Kanmu, 737-806) était le cinquantième empereur du Japon, selon l’ordre traditionnel de la succession, et a régné de 781 à sa mort. Son nom personnel était prince Yamabe Shinnō, et il est aussi parfois appelé Kashiwabara Tennō.
En 794, exaspéré par les pressions que lui font subir les six sectes bouddhistes(Kusha-shû, 07Jôjitsu-shû, Hossô-shû , Sanron-shû, Ritsu-shû) pour obtenir de plus en plus d’avantages et de prérogatives, l’Empereur Kammu transfère la capitale à Heiankyô (plus tard renommée Kyôto). Face à la montée en puissance de ces sectes l’empereur Kammu missionna certains religieux afin de rapporter de nouvelles doctrines de Chine.  Ce fut le cas de Saichô fondateur de la secte Tandaï et de Kukai fondateur de la secte Shingon. Bien que ces deux  nouvelles sectes furent plus syncrétiques que les précédentes elles ne touchaient toujours pas le peuple. Beaucoup plus simple, l’amidisme (culte du bouddha Amida), promettant le salut de tous, fait son apparition.
Durant le 10e siècle , c’est le système fondé sur les liens personnels qui remplace le régime des codes ( mérite et ancienneté). Petit à petit le pouvoir central s’effrite au profit de grands propriétaires terriens provinciaux et des monastères.
Fujiwara no Michinaga représente la prépondérance du clan des Fujiwara (« enclos aux glycines »), qui avait obtenu 2 siècles auparavant la fonction de régent  de l’empereur puis celle de grand chancelier , donnant le même pouvoir que ceux du régent alors que l’empereur était majeur. Michinaga se maintiendra au Pouvoir sous le règne de 3 empereurs successifs ,auxquels  il marie ses filles, il se retira en 1016  dans un monastère. L’époque Fujiwara est favorable à l’essor culturel et architectural (Daigo-ji , Byodo-in).
En 1001, Murasaki Shikibu écrit Le Dit du Genji (genji monogatari), œuvre considérée comme majeure de la littérature japonaise du XIe siècle. L’intrigue du livre se déroule pendant l’ère Heian. Le Genji est un fils d’empereur qui ne peut prétendre au trône. Le Dit du Genji, qui se présente comme un récit véridique (monogatari), raconte la vie d’un de ces princes impériaux, d’une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes.