Ryūnosuke Akutagawa son 126eme anniversaire

Ryūnosuke AkutagawaRyūnosuke Akutagawa (芥川龍之介, Akutagawa Ryūnosuke, 1er mars 1892 – 24 juillet 1927) est un écrivain japonais.
Akutagawa naquit à Tokyo, fils de laitier (Toshizoo Niihara). Sa mère (Fuku Niihara) était folle1. C’est pourquoi il fut adopté et élevé par son oncle maternel, dont il prit le nom de famille. Il commença à écrire en entrant à l’université impériale de Tokyo en 1913, où il étudia la littérature anglaise. Il subvenait alors à ses besoins en enseignant l’anglais et en participant à un journal. C’est à cette époque qu’il publia la nouvelle Rashōmon (1915), qui lui permit d’obtenir la reconnaissance et les encouragements de Natsume Sōseki, et entama le Nez, qui ne sera fini que quelques années plus tard. C’est également à cette période qu’il commença à écrire des haiku sous le pseudonyme de Gaki.

Encore étudiant, il fit sa proposition de mariage à une amie d’enfance, Yayoi Yoshida, mais sa famille adoptive n’approuva pas cette union. En 1916, il se fiança avec Fumi Tsukamoto, avec qui il se maria deux ans plus tard. Ils eurent trois enfants, Hiroshi (1920), Takashi (1922) et Yasushi (1925).

En 1921, au sommet de sa popularité, Akutagawa interrompit sa carrière d’écrivain pour passer quatre mois en Chine, en tant que reporter pour le journal Ōsaka Mainichi Shimbun. Le voyage fut stressant et Akutagawa souffrit de plusieurs maladies, desquelles il ne se remit jamais. Peu de temps après, il publia sa nouvelle la plus connue, Dans le fourré (1922), le récit du meurtre d’un aristocrate par trois personnages différents, dont le cadavre lui-même, chacun réclamant la paternité du crime. Cette nouvelle puissante et baroque est la source d’inspiration principale du film de Kurosawa Rashōmon (1950).Jusqu’à la fin de sa vie, il souffrit d’hallucinations. En 1927, il attenta lui-même à sa vie, avec un ami de sa femme Fumi, mais échoua. Il se suicida finalement par ingestion de véronal le 24 juillet 1927, laissant derrière lui seulement deux mots Bon’yaritoshita fuan (ぼんやりとした不安?, signifiant « vague inquiétude »). En 1935, son ami de longue date Kikuchi Kan créa le prix littéraire japonais le plus prestigieux, le prix Akutagawa, en son honneur.